Le Festival 2006

OENOVIDEO 2006 sous le signe de la romanité

Le succès s’installe dans la pérennité pour Œnovidéo. Treize ans déjà ! Cette remarquable initiative d’Henri-Laurent Arnould soulève chaque année l’enthousiasme des participants. Notez qu’il est volontiers ouvert à tous ceux qui le souhaitent. Certes, moins célèbre que le festival de Cannes, il doit cependant emporter l’adhésion des femmes et des hommes qui sont nombreux à manifester un intérêt pour la vigne, le vin et leurs métiers. Cette année, après le magnifique accueil, en 2005, de la ville de Ménerbes au cœur du Lubéron, c’est le musée de Saint Romain en Gal (Vienne) qui le reçoit. Martial, poète latin fameux, évoquait déjà « Vienne la vineuse ».

Le choix de ce musée est hautement culturel et symbolique. Après les Grecs qui ont sacralisé le vin, les Romains ont porté dans tout l’Empire la civilisation bachique. L’empereur Probus, qui fut chef des armées d’orient est resté dans la mémoire de tous les vignerons comme étant celui qui fit renaître la vigne jusque dans les extrêmes : de la Grande Bretagne, aux rives de la Moselle et de celles du Rhin aux coteaux de l’Elbe et de la Saxe.

Dans le musée de Saint Romain en Gal, on peut voir les vesti-ges de cette civilisation, ceux de la vie quotidienne, laissés aux générations depuis deux millénaires à travers les objets de tous les jours et grâce aussi aux mosaïques que le temps n’efface pas. La reconstitution de la vinification antique et celle du « port aux vins » de Vienne sont saisissantes.

Il y a peu de temps une remarquable exposition qui avait pour titre : « Le vin génie des dieux, nectar des hommes » attirait un large public dans ce musée. Aujourd’hui, en même temps que se déroule Œnovidéo, se tient une exposition : « Terroirs d’images : les paysages viticoles » qui ajoute encore à notre plaisir. Le succès de « La terre vue du Ciel » oriente désormais un peu plus les regards d’un large public, non seulement vers la beauté des paysages naturels vus d’en haut, mais aussi vers celle des paysages construits vus de la terre.

Tous les paysages viticoles sont nés de la main de l’homme, aucun n’a jamais enlaidi son terroir, qu’ils soient faits d’alignements de vignes, de vagues serrées ou larges, en marqueterie, en droites ou en courbes, en terrasses ou en pentes abruptes, qu’il soit bâti de chais paysans ou bourgeois, de châteaux ou de manoirs. Comme le verre de la bouteille, matériau traditionnel ou le liège d’usage immémorial, l’étiquette expression des arts graphiques, le paysage viticole participe à l’image du vin et contribue à l’appréciation de celui-ci. Au-delà des cimaises, il suffit pour s’en convaincre de porter les yeux sur les proches coteaux de Condrieu et des Côtes Rôties, sur l’autre rive du Rhône.

Quatre-vingt-douze films ont été présentés, 32 sélectionnés qui sont soumis au jury. Ce jury composé de professionnels de l’image mais aussi de spécialistes de la vigne et du vin. La liste des films proposés est largement internationale et met en appétit : La Chine, le Valais, le Liban, la Sicile, mais encore les vignobles français : Roussillon, Ven-toux, Margaux, le chasselas de Moissac ce raisin d’AOC historique, les chercheurs de l’INRA « De la fleur à la baie » ou les vedettes de l’écran comme Pierre Richard. Près de 17 heures de projection pour nourrir le rêve des belles et bonnes choses de la vie.

Robert Tinlot
Président du Grand Jury Œnovidéo 2006


Œnovidéo 2006 et les paysages viticoles

Au fil des ans, la présentation des réalisations cinématographiques et vidéos sur le thème des arts et métiers de la vigne s’enrichis. Tous les ans depuis 13 ans, nous constatons plus de films en compétition, une qualité qui s’affi rme et une diversité des sujets qui apporte tout son intérêt à Œnovidéo.

Cette année, 92 films en compétition, 32 films nominés sont soumis à l’analyse d’un jury de compétence sous la présidence de Robert Tinlot. Nous sommes particulièrement heureux de cette présidence qui symbolise la rencontre de la vigne, du vin, de la communication et de la culture.

Le lieu et le cadre du Musée Gallo-Romain de Saint-Romain-en-Gal - Vienne apportent cette année un esprit particulier.

Depuis l’origine du festival, les paysages viticoles jouent un rôle important dans les appréciations des jurys. Souvenons-nous du fi lm d’Anne Julien : Jardinier de l’espace dont la dimension esthétique renforçait majestueusement une démarche éthique. Par ces moments forts, le festival s’affirme.

Œnovidéo 2006 accueille la première exposition Terroirs et Images : les paysages viticoles. Cette exposition, en partenariat avec ITV France, Bayer Cropscience, Moët Hennessy Wine Estate, après un temps à St Romain en Gal, deviendra itinérante et proposera tous les ans un thème… C’est un bon signe que cette exposition naisse à deux pas des Côtes Rôties en Côtes-du-rhône.

Saluons la rencontre d’Œnovidéo avec deux nouveaux partenaires :

  • La Fédération Internationale des journalistes écrivains du vin qui regroupe quelque 760 membres répartis dans 49 pays.
  • L’Académie Amorim : Académie scientifi que Internationale qui encourage les travaux sur l’œnologie et le liège

qui rejoignent les fidèles, ANEV, VSPV, Bayer Cropscience, La Revue des Œnologues.

Avec ces rencontres se renforce le caractère international d’Œnovidéo qui reçoit cette année les fi lms en langue anglaise, sous-titrés ou non.

L’invité d’honneur du festival, Yves Rousset-Rouard, réalisateur, producteur de film mais aussi Maire de Ménerbes en Luberon pérennise entre Noël et jour de l’an les Best-of Œnovidéo de l’année.

L’esprit du lieu Saint-Romain-en-Gal symbolise l’histoire de la vigne et du vin et la modernité de son expression et est une opportunité pour le devenir du Festival Œnovidéo, aussi nous remercions Michel Mercier, Président du Conseil Général du Rhône et les équipes des musées gallo-romain du Rhône d’avoir permis d’enrichir la rencontre des mondes du vin et de l’image dont le caractère mondialiste n’est plus à démontrer.

H.L. Arnould
Directeur du Festival Œnovidéo

Organisation

Forum Œnologie Association

Bienvenue au musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal

Situé sur la rive droite du Rhône, le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal offre, sur plus de trois hectares, les vestiges d’un quartier de la ville ancienne de Vienne.

Réalisé par les architectes Philippe Chaix et Jean-Paul Morel, le musée, construit sur le site et ouvert en 1996, offre une large vision de la vie quotidienne dans une ville de la Gaule romaine, au cours des premiers siècles de notre ère. La salle d’exposition permanente est construite sur pilotis pour préserver les vestiges d’une vaste demeure gallo-romaine, qu’elle recouvre. Transparente sur toutes ses façades, cette salle offre une vue d’ensemble sur le site, le Rhône et la ville de Vienne sur la rive gauche. La qualité de l’architecture d’acier et de verre, et l’omniprésence de la lumière permettent une scénographie unique qui valorise les collections.

Issu des fouilles, le fonds des collections est constitué principalement de mosaïques et de peintures murales ainsi que d’objets liés aux activités domestiques ou artisanales. Le parcours permet de découvrir tout d’abord le site et son histoire, et l’ampleur de la romanisation, avec notamment la mosaïque des Athlètes vainqueurs, les peintures des thermes des Lutteurs et la maquette de Vienne au IIè siècle de notre ère. L’artisanat, le commerce et l’importance économique de la ville, source de richesses pour ses habitants, sont évoqués ensuite dans la partie du musée qui domine le Rhône, rappelant ainsi le rôle essentiel du fleuve comme moyen de communication et de transport. Plus loin, on découvre la diversité des décors et l’originalité du style des mosaïques de Vienne. Enfin, dominant le site archéologique, une présentation de la maison romaine, espace par espace, restitue le cadre et les gestes de la vie quotidienne.

Depuis deux ans, le musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal vit  sous le signe du vin. Avec tout d’abord l’exceptionnelle exposition «  Le vin, nectar des dieux, génie des hommes » que le musée a présenté du 19 octobre 2004 au 15 septembre 2005. Consacrée au vin, à son histoire et ses pratiques, cette exposition proposait d’explorer le monde du vin romain en Gaule : ses modes de fabrication, de commercialisation, les techniques de culture de la vigne et le transport du vin.

A cette occasion a été reconstitué sur le site archéologique un chai antique grandeur nature, avec pressoirs à vis et à levier. Ces pressoirs ont permis d’organiser plusieurs reconstitutions de vendanges telles qu’elles se faisaient dans l’Antiquité : pressage, foulage… Une prochaine reconstitution est d’ailleurs prévue le dimanche 1er octobre prochain.

De nombreuses visites thématiques et conférences ont accompagné «  Le vin, nectar des dieux, génie des hommes », ainsi que des dégustations de vins « antiques » que le musée a pérennisé depuis.

Dans ce cadre, le musée est heureux d’accueillir cette année le 13ème Festival international des films vidéo des arts et métiers du vin Oenovidéo.

Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal – Vienne
Route départementale 502 – 69560 Saint-Romain-en-Gal
Tél. : 04 74 53 74 01
www.musees-gallo-romains.com 

Le site et le musée sont ouverts du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Tarifs : 3.8€ ; tarif réduit : 2.3€  - Entrée gratuite pour tous le jeudi.

Partenaires

Arbois
Jura - France

À l’invitation de la ville d'Arbois