Le Festival 2011

Ce n’est pas la mer à boire… Quid du vin…

Yves Omer
Cinéaste, expert en prises de vues sous-marine
Président du Grand Jury Oenovideo 2011

Il est bien évident que, lorsque les responsables du Festival ont fait appel à moi pour présider le jury de cette édition 2011, je suis tombé des nues, sans toutefois me noyer dans mon verre, et de plus ils m’ont fait passer du vent marin au vin marin…

Un homme de la mer, je le suis : plus de 35 ans de mer derrière moi et de la belle mer… un homme de cinéma, la mer me l’a octroyé pour montrer sa beauté intrinsèque et sa vie, merveille… La beauté, les sons, la musique, l’image, la technique, je suis encore… Arrive la vigne et son vin, où est le lien ? Je patauge… c’est normal, la vigne a déjà mis de l’eau dans son vin… Mais je sais palmer…

Et puis… les vendanges du hameau, chez ma grand-mère…le vin de messe et sa transmutation, enfant de chœur… le Capitaine Haddock, le Trésor de Rackham le Rouge et le sous-marin de Tournesol… le vin et les jeux olympiques grecs dans la version casse-tête à traduire… les gaulois et leur barrique… le chêne des tonneaux et des bateaux… la mer voie de communication, les 400 amphores à vin au large de Marseille, marquées du sceau de l’ « amphoreur » pour certaines, qui excitent l’imagination…les épaves aux chargements de bouteilles… débouchées sur le pont…l’océan de vigne au milieu duquel je vis…

Si mon patronyme, O combien vocatif, dans cette histoire, signifie Racines de la vie, pour certaine culture, la vigne plante les siennes jusque dans des sédiments marins fossilisés pour en retirer ses nutriments…

Et puis la vigne, et nous, n’est-ce pas de l’Ecologie appliquée ? La vigne et son milieu n’ont ils pas des liens d’échanges qui interagissent l’un sur l’autre ? La Vigne ne nous passe-t-elle pas son aventure, ne transforme-t-elle pas nos habitudes et notre façon d’être, notre économie ? En retour, ne l’influençons nous pas par les soins que nous lui prodiguons ou lui infligeons ?...

Sans hésiter, vivons cette nouvelle aventure et voyons si, au travers de toute cette technique, de ces images, de ces ressorts que ces films exposent, nous sommes sur la trace d’Alcofribas Nasier et de sa « Dive Bouteille », dans le meilleur esprit qui est sans aucun doute le nôtre…

Que l’équipe que nous formons, par la qualité de ses membres, mette en exergue, en toute sincérité, cette émotion, ce plaisir des yeux que la vigne a soulevé et impressionné chez les cinéastes qui nous invitent à les découvrir dans leurs œuvres inspirées ! Que cette symbiose soit notre Festival !
Le Dit du Vin… Divin…

Arbois : Dans l’intimité d’un terroir d’exception

Bernard Amiens
Maire d’Arbois

Amis, du monde vin et du cinéma, soyez les bienvenus en Arbois à l’occasion de ce 18e festival international du film de la vigne et du vin Oenovidéo.

Arbois, Pays du grand savant Louis Pasteur, vous accueille : commune réputée pour ses grands vins, sa gastronomie, son patrimoine historique et sa douceur de vivre ; Arbois compte environ 3700 habitants. La plus petite des grandes villes du Jura ou la plus grande des petites, dispose d’atouts indéniables :

  • Arbois c’est d’abord un vignoble réputé. Première appellation contrôlée de France le 15 mai 1936 : 850 Ha de vignes, soit près de la moitié de la surface du vignoble du Jura. C’est l’appellation Arbois qui donne sa renommée aux vins du Jura, elle est la plus connue des quatre appellations Jurassiennes que sont : les Côtes du Jura, l’Etoile, Château- Chalon et bien évidemment Arbois.
  • Arbois c’est aussi un site naturel remarquable : de vignobles, de forêts, notre belle rivière « la Cuisance» et bien sûr la majestueuse reculée des Planches, la plus haute du Jura et classée Natura 2000.
  • Une ville d’histoire, de culture et de personnages illustres : avec trois musées : la Maison de Louis Pasteur, le musée de la Vigne et du Vin du Jura et le Musée Maison d’art Sarret de Grozon. Arbois bénéficie des labels « Petite Cité Comtoise de Caractère » et « Pays d’Art et d’Histoire » avec les deux villes voisines Poligny et Salins-les-Bains.
  • Arbois s’honore du prestigieux qualificatif de « site remarquable du goût ». La ville est un haut lieu de la gastronomie depuis le XIIIème siècle. Ses restaurants sont réputés. Arbois vous accueille !

Arbois, un terroir d’exception, soucieux de préserver et de valoriser son patrimoine naturel, historique et immatériel. Un terroir de traditions, de cultures.

Grand merci aux organisateurs de ce festival international Oenovidéo, et notamment à M. Arnould, Directeur du festival, pour avoir choisi la capitale des vins du Jura pour une aussi remarquable mise en valeur des vignobles du monde. Réjouissons-nous de ce grand moment de partage et de fraternité vitivinicole.

Arbois, Pays de Louis Pasteur

Philippe Bruniaux
Adjoint au maire l'action culturelle

Louis Pasteur, inventeur du vaccin contre la rage, aima profondément son pays dans lequel son père Jean-Joseph, tanneur, vint s’installer en 1830.

C'est à Arbois que le principal du collège, pressent chez le jeune Pasteur, l'étincelle prête à jaillir Malgré l’éloignement lié à ses fonctions, Louis Pasteur revient chaque année dans la cité et dans « Le Château de la Cuisance », la seule demeure qu’il possède en propre.

Et c'est dans ce pays de vignoble qu'il médite les vastes et lointains desseins qui l'entraînent, par une logique inflexible à passer de la cristallographie, à l'étude de la fermentation puis à celle des maladies animales et humaines. Enfin, il crée l'œnologie moderne, et ses travaux sur les maladies du vin lui donnent un modèle expérimental pour sa théorie des germes et le conduit à la pasteurisation.

Le savant trouve aussi la sérénité pour réaliser un travail considérable de rédaction de notes aux académies, de synthèses scientifiques. Dans le laboratoire qu’il a fait aménager, il fabrique des vaccins vétérinaires et observe au microscope du sang ou des cerveaux rabiques.

Les moments de détente sont consacrés aux promenades à sa vigne ou aux sources de la Cuisance ; il participe au cortège du Biou et à la vie arboisienne. Dans le petit cimetière, il aime à se recueillir sur les tombes familiales. Le savant affirme lui-même, en 1864, qu’Arbois était une « ville chère à tant de titres ».

Après la mort du savant, Madame Pasteur, ses enfants et petits-enfants reviennent fidèlement en Arbois. Hommages, manifestations se succèdent encore au fil des années.

Arbois, 1re AOC de France (le) 15 mai 1936, Capitale des vins du Jura

Arbois tire son étymologie du celte "ar" et "bos" signifiant "terre fertile".

Arbois fut la première Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) française en date du 15 mai 1936. Elle est aussi aujourd’hui la première du Jura par son volume de production, de l’ordre de 45 000 hectolitres par an.

Cette appellation est répartie sur 13 communes avec un total de 843 hectares.

La Séquanie, qui n’était pas encore la Franche-Comté, et ses vins sont évoqués par Pline. Avant François 1er ou Henri IV c’est Philippe le Bel qui introduit les vins d’Arbois à la cour de France. En 1774, une liste de 14 bons plants pour le vin est publiée. Dès lors, cette sélection garantit la qualité et accroît la notoriété des vins d’Arbois. A partir de 1863, Louis Pasteur, père de l’œnologie moderne, effectue ses travaux sur les maladies des vins dans la cité. Le phylloxéra n’atteint le vignoble arboisien qu’en 1886 et le détruit par vagues jusqu’en 1895. Le 23 février 1906, alors qu’une loi taxe à la circulation des vins et des alcools et menace le droit de bouilleurs de crus, les vignerons déclenchent une grève de l’impôt. Cette même année l’une des premières coopératives de vinification de France est créée, à l’image des fruitières pour la fabrication du Comté.

Dès 1907, les vignerons obtiennent un certificat d’origine garantissant la provenance et la protection de la marque "vin d’Arbois" préfigurant la future AOC.
Ce n'est qu'en 1986 que la ville acquiert le titre de « Capitale des vins du jura ».

Arbois
Jura - France

À l’invitation de la ville d'Arbois